LA MAJORITE MUNICIPALE : ERREURS, IMMOBILISME ET CONTINUITE
Après 30 ans d’un pouvoir sans partage de Jacques Maugein, l’arrivée de Laurent Ricci s’inscrit dans la droite lignée de son prédécesseur : immobilisme, organisation clanique, erreurs stratégiques, politique à court terme, fiscalité toujours plus lourde et vision dogmatique de l’avenir de Saint-André-de-Cubzac sont au programme !
L’Union Cubzaguaise via ses commissions thématiques a travaillé sur le bilan de cette gestion et en a fait l’inventaire :
- - Action sociale
Un taux de chômage important
: Saint-André détient depuis 30 ans et de manière structurelle, un des plus important taux de chômage en Gironde ! C’est le principal échec social de la majorité de gauche plurielle qui n’a pas su mettre ne place une politique efficace en matière d’emploi, ni générer un développement économique performant.Problème de logement
: Il y a trop de logements insalubres à Saint-André et notamment dans le centre ville. Il n’est pas acceptable qu’une ville comme la notre détienne un tel nombre (environ 15%) de logements dans un état déplorable en 2009 !- Avant de se préoccuper de créer, dans la précipitation, des nouveaux logements dans la périphérie de la commune, il semble prioritaire de remettre en état les logements existants et en particulier ceux du centre qui sont une partie intégrante du patrimoine de la commune.
La question du logement social
: En 2008, il représente environ 10% du parc immobilier communal. Le problème n’est pas son taux mais sa mauvaise répartition. Le projet de Bois Milon, en massifiant dans un même quartier l’habitat à caractère social, aggravera ce phénomène de déséquilibre spatial. Au niveau cantonal, Saint-André accueille déjà la quasi-totalité de l’offre en logements sociaux. Il serait plus judicieux d’organiser la solidarité à l’échelle intercommunale, plutôt que de créer un quartier inadapté à Saint-André.Maison de retraite
: Avec 209 lits, c’est la plus grande d’Aquitaine. Le Maire préside son conseil d’administration. En 2007, Jacques Maugein a laissé passer une augmentation du tarif de séjour d’environ 15%. Mesure peu judicieuse, quand on connait le niveau de vie des retraités.Les handicapés
: les dispositifs et infrastructures à destination des personnes handicapées sont largement insuffisants à Saint-André.Retour au sommaire
- - Finances/Administration
Forte augmentation de la fiscalité locale
: le taux des taxes fixé par la commune a augmenté de +18 % lors du précédent mandat (2001-2008). La pause fiscale de 2008 (pour raisons électorales ?) ne doit pas faire oublier les augmentations passées : Dérive de la fiscalité locale et soutien à la politique du SMICVAL dont le maire de St André est délégué depuis sa création et, à ce titre, apparait solidaire/complice de cette politique, de cette gestion catastrophique.
Si le taux des taxes se situe dans la moyenne des villes de la même strate, toute augmentation forte est mal ressentie par la population car seulement 40% des Cubzaguais sont imposables.La répartition déséquilibrée du budget municipal
: la part du budget de Fonctionnement dans le budget général est trop lourde (2/3 pour le Fonctionnement contre seulement 1/3 pour l’Investissement). Ceci n’est pas synonyme d’une gestion dynamique du budget global de la commune.Dette
: l’endettement de la commune est d’environ 15%, la capacité d’emprunt demeure bonne.Subventions aux associations
: la répartition des subventions allouées par la commune aux associations fait l’objet de critiques. Elle apparait déséquilibré voire injuste, notamment dans le domaine culturel. Il conviendrait de revoir, dans son ensemble, les modalités d’attribution et de répartition.Emploi municipal
: le tableau des effectifs doit être maîtrisé (forte augmentation en 2008), les critères de recrutement transparents et la répartition de l’emploi entre services revue.Police municipale
: un véritable service de police municipale moderne et agissant en coordination avec la gendarmerie permettrait d’optimiser la sécurité des Cubzaguais. Les nombreux problèmes d’incivisme et d’insécurité, notamment en centre ville, n’ont jamais été une priorité de l’équipe municipale en place depuis 1977.Gestion de la Cité
: depuis l’ère Maugein, Saint-André est dirigée de manière clanique, idéologique et sectaire. L’arrivée de Laurent Ricci s’inscrit dans la continuité, le même système politique est en place. Toutefois, il convient d’indiquer d’incontestables progrès en matière de démocratie participative. Au niveau idéologique, le sectarisme socialiste est toujours en vigueur. La présence de Demain Saint-André (groupe minoritaire de gauche) a fait (encore plus) progresser cette pensée dominante dans le débat municipal.Retour au sommaire
- - Urbanisme/Environnement
Absence de vision et mauvaise politique urbanistique
: Malgré les nombreuses décennies de pouvoir la majorité actuelle n’a pas su anticiper l’évolution de notre commune qui est passé du statut de village à celui de ville. Cela se traduit par un manque criant d’infrastructures (sportives, scolaires, etc.…) et par un non investissement dans le domaine du foncier, par exemple. La municipalité n’a aucune politique foncière et aucune vision à long terme. Ainsi, chaque nouveau projet urbanistique se fait au prix « fort » du marché, alors qu’il aurait pu être étalé dans le temps.L’erreur de Bois Milon
: Le projet de Bois Milon, que nous contestons depuis le départ, est très révélateur des ambitions démesurées de la mairie en termes d’urbanisme ! Comment peut-on concevoir d’intégrer des nouveaux habitants dans un quartier se situant entre la ligne de chemin de fer et l’autoroute. L’implantation d’un quart de population supplémentaire sur un territoire aussi concentré est une erreur grave d’aménagement du territoire !Urbanisation insuffisamment régulée
: les logements en construction sur le coteau de Montalon constituent l’exemple type de ce qu’il ne faudrait pas faire. Seule la réalisation d’une Charte paysagère (réclamée par l’opposition depuis des années), indexée au PLU et établissant des règles plus strictes permettrait une urbanisation communale dans le respect du développement durable.La non valorisation de la ville
: propreté laissant à désirer, hameaux délaissés, patrimoine non mis en valeur (pour exemples : lavoir, Montalon, espaces verts, Port de Plagne éternellement en friche), entrées de ville…Retour au sommaire
- - Voirie/bâtiments communaux
Problème de stationnement
: c’est un problème majeur et récurrent pour les Cubzaguais, totalement négligé par la municipalité. Malgré l’échec de la zone bleue (dispositif archaïque) constaté et validé, devant le conseil municipal, par un cabinet d’étude extérieur, la décision de la municipalité est d’étendre cette zone, qui ne fonctionne déjà pas sur un périmètre restreint. Quel paradoxe intellectuel ! Quelle gestion inefficace !Rue Nationale
: stationnement et état des trottoirs posent problème. L’axe principal de la ville doit être mis en valeur et devenir plus fonctionnel (question du sens unique en débat).Insécurité routière
: Jacques Maugein disait il y a quelques années que « l’insécurité routière est la première des insécurités à Saint-André ». L’état des routes, le manque d’éclairage et de dispositifs sécuritaires adaptés expliquent ce phénomène fâcheux. Il n’y a jamais eu de volonté politique forte pour améliorer les choses.Problèmes multiples
: Propreté de la ville et entretien des voies à revoir, plan de circulation et de stationnement inadaptés à la croissance urbaine. Réseau d’assainissement insuffisamment développé. La municipalité a pris du retard sur ces questions.Bâtiments communaux
: l’entretien apparait difficile pour la municipalité et suscite de nombreuses critiques (légitimes) des Cubzaguais.Retour au sommaire
- - Education/Jeunesse
Démographie scolaire non maîtrisée
: Notre groupe conteste, depuis des années, la non construction d’un cinquième groupe scolaire par la municipalité avec les infrastructures correspondantes. La construction d’une nouvelle école est devenue une urgence pour répondre à la croissance démographique scolaire. En ayant choisi de dépendre du (mauvais) projet de Bois Milon, la municipalité a, là encore, fait prendre du retard à notre commune sur un équipement essentiel. S’ajoute à cela le mauvais choix du site. Toutes les écoles sont déjà concentrées en centre ville, alors qu’il y a nécessité de mieux répartir la carte scolaire et ses flux d’élèves sur le territoire communal.Une politique jeunesse décevante
: Beaucoup de Cubzaguais se plaignent de l‘insuffisance de la politique jeunesse. Absence d’un conseil municipal des jeunes que nous réclamons. Il nous semble évident que la non implication des jeunes dans les organes de décision de la mairie est une grave erreur qui ne fait que renforcer le clivage « générationnel » qui peut exister entre les élus et les jeunes de notre commune. Il faut absolument les impliquer de manière active aux décisions qui les concernent.
Le non entretien des infrastructures dédiées à la jeunesse (ex : terrain de foot) est symptomatique du décalage flagrant qui existe entre la majorité actuelle et la jeunesse de la commune.Subvention à Sainte-Marie injuste
: pour raisons idéologiques la municipalité attribue depuis plus de 30 ans, une subvention insuffisante à l’école Sainte-Marie. Si bien que la justice a condamné la Mairie à payer des arriérés. Pourtant, la guerre scolaire n’est plus de notre temps.Places en crèche insuffisantes
: un dispositif de crèches privées apparait nécessaire pour compléter l’offre actuelle caractérisée par le manque de places en crèche.Retour au sommaire
- - Développement économique et Intercommunalité
Pas de politique municipale volontariste
: Transféré à la Communauté de communes après 25 ans d’inaction, le développement économique est bien « le parent pauvre » de notre commune, comme en témoigne le chômage élevé sur notre territoire. L’économie est un sujet tout bonnement délaissé par la majorité municipale.
Absence de Zone Artisanale (ZA) clairement identifiée et permettant d’attirer des entreprises sur notre commune. Ce serait pourtant un atout indispensable afin de combattre le chômage.
Deux axes majeurs concernant Saint André non jamais été mis en valeur par la majorité actuelle :- - Le petit commerce : Rien n’est fait pour le favoriser, la zone bleue est échec flagrant ! Un constat :
nos commerces vont disparaître les uns après les autres si la municipalité n’engage pas une politique forte en faveur du développement du
« petit commerce ». Saint André risque de subir le même sort que le bourg de Carbon-blanc (disparition des commerces).
Chaque jour nous voyons les Banques et assurances prendre les meilleurs emplacements commerciaux au profit du commerce de proximité, de détail.
Notre commune ne doit pas devenir une simple vitrine de l’assurance mais bien garder son identité avec des commerces répondant aux attentes de ses habitants. - - La viticulture : La seule action de la majorité a été de supprimer des vignobles du coteau de Montalon pour y implanter des logements dont l’esthétisme nuit gravement au site.
Le salut vient de la CDC
: Les seuls projets d’envergures sont toujours de l’initiative de la CDC (Communauté de Communes) et la majorité en place qui a vu la création de la CDC n’a pas été capable d’imposer notre commune comme étant l’acteur majeur de celle-ci ! Espérons que la ZAC d’Aquitaine soit une réussite.Saint-André sous représentée à la CDC
: Les responsables cubzaguais ont mal négocié lors de la création de la Communauté de communes, en 2000. Alors que la commune de Saint-André représente près de 45% de la population cantonale, seulement un tiers des délégués intercommunaux sont issus du chef lieu de canton. Il y a donc une sous représentation de la commune centre, qui peine à jouer un rôle de « moteur » intercommunal.Retour au sommaire
- - Culture/Communication/Animation
CLAP, bras armé de la culture à Saint-André ?
: Nous reprochons à la Mairie une gestion idéologique de la culture à Saint André, conduite par l’opérateur unique qui règne depuis des années sans partage et qui répond au doux nom de « clap ». Celui-ci propose une offre élitiste, excluant de fait une grande partie de la population. Il est nécessaire de revoir la convention entre CLAP et la Mairie, afin d’élargir son mode de financement et éclaircir la répartition des rôles, notamment en ce qui concerne l’utilisation d’employés municipaux par l’opérateur.Répartition inégalitaires des subventions aux associations culturelles
: CLAP bénéficiant à lui seul de plus de 50% des aides. Nous souhaitons une meilleure répartition, plus équitable afin de donner plus aux associations indépendantes, également forces vives de l’animation culturelle à Saint André.Cousteau délaissé
: Il est surprenant de constater l’absence totale de projet municipal concernant son natif le plus célèbre : Le Commandant Cousteau.L’échec du comité de jumelage
: En 2008, après seulement 3 ans d’existence, le comité de jumelage est moribond. Depuis le départ nous critiquons la sous utilisation du comité et la perversion qui consiste à faire bénéficier les échanges surtout aux élus, au détriment de la population. Nous avons déjà proposé à la municipalité de réorienter ses missions vers deux populations : les pensionnaires de la maison de retraite et les enfants des familles en difficulté financières. A ce jour nous n’avons jamais eu d’écho favorable à nos demandes…Autres problèmes
: le patrimoine municipal délaissé (Plagne pourrait être un lieu d’animation), l’insalubrité du parc Robillard. Une mauvaise communication de la commune vers l’extérieur, ce qui nuit à son image malgré un potentiel réel. Déficit d’identité culturelle forte due à une politique municipale peu lisible (excepté le label « chanson française » du festival Chant Devant).Retour au sommaire
- - Sports
Plaine des sports
: La mairie propose enfin « une plaine des sports » mais, malheureusement, c’est est un peu tardif. Bien évidemment nous approuvons ce projet très tardif mais nous contestons ses modalités! Aujourd’hui la plaine va s’implanter au Bouilh, là où les délais d’acquisition sont plus qu’incertain… Pour l’avenir nous n’avons qu’un seul espoir, que cette future plaine soit construite à temps avant la disparition de nos équipements sportifs qui doivent laisser place à la future ligne TGV. Espérons aussi qu’elle soit mieux entretenue que les équipements actuels !Etat déplorable des infrastructures sportives
: le problème est général. Quand on construit (en retard), on n’entretient pas (ex : stade de la piscine avant réfection, dojo, courts de tennis, piscine d’été vétuste…).A quand une piscine couverte, ouverte toute l’année ?
: Encore une promesse non tenue par Jacques Maugein ! Et certainement par Laurent Ricci ?
Ce qui est sûr, c’est que la majorité en place depuis 1977 n’a jamais eu la volonté politique de créer cette infrastructure, tant désirée par les Cubzaguais. Si le coût est effectivement élevé, l’existence de la Communauté de communes ajoutée à des investissements privés (encore faut-il que la nature de ces investissements ne soit pas idéologiquement tabou) permet aujourd’hui de financer cet équipement. D’autres collectivités, proches géographiquement et parfois moins riches que nous, l’ont démontré. Notre CDC doit suivre cet exemple.Un manque d’ambition municipale pour le sport
: Absence d’orientation générale pour le développement du sport à Saint-André, subventions faibles, peu d’actions en faveur de la jeunesse, manque d’interactions entre les associations par un déficit de coordination municipale…Retour au sommaire
Au total, il apparait que sur l’ensemble des thèmes liés à l’administration municipale, le bilan de l’ère Maugein et l’action menée par la nouvelle municipalité, dans la continuité, est globalement négatif.
Erreurs, retards, immobilismes divers et gestion politisée caractérisent l’échec de cette politique. Seule une vraie politique de changement permettrait d’assurer le développement de Saint-André et une politique de « mieux vivre » pour les Cubzaguais.
Construire ce changement, telle est la mission de L’UNION CUBZAGUAISE.



